Sirènes et chevaux ailés

Valparaíso & Viña del Mar – 17 janvier 2013


ValparaísoNotre première tentative pour aller à Valparaíso remonte à la semaine dernière. Nous devions nous lever tôt pour attraper le premier car en partance de Santiago et ainsi profiter de la journée entière au bord de la mer.

Pourtant, le jour même, un mauvais pressentiment s’empare de nous. Nous choisissons alors de ne pas prendre de risque et de remettre notre expédition à un autre jour. Choix judicieux puisque le soir même, nous apprenions par la presse locale qu’un jeune homme armé avait ouvert le feu dans le centre de la ville portuaire, faisant 9 blessés.

Ça, c’est ce que nous racontons à tout le monde. Mais m’étant engagée à ne raconter que la vérité sur ce blog, je me vois obligée de vous confier aussi la vraie version.

(A lire très vite) Rentrées d’une longue journée au Cajon del Maipo la veille au soir, le réveil a sonné dans le vide pendant deux heures, jusqu’à ce que le soleil tapant sur les carreaux nous force à nous lever, la trace de l’oreiller incrustée sur la joue. Un regard a suffit à nous mettre d’accord pour aller finir notre nuit sur les transats du jardin et de retenter un réveil à l’aube la semaine suivante.

Néanmoins, l’histoire de la fusillade reste vraie, faisant de notre feignantise un défaut totalement pardonnable, voire admirable, n’est-ce pas. Enfin vous comprenez quand même pourquoi on parle plutôt d’intuition féminine, ça rend l’histoire un peu moins pathétique.

Tout ça pour dire que la semaine d’après, nous étions dans le centre de Santiago à l’heure pour monter dans le car.

Seconde tentative

De Santiago, il suffit de deux petites heures pour se rendre à Valparaíso. Des cars plutôt confortables font la navette toutes les demi heures pour 8.000 pesos (environ 12 euros). On a à peine le temps d’observer les paysages montagneux et les quelques vignobles le long de la route que les maisons multicolores sont déjà là.

La première chose que l’on peut souligner de Valparaíso, c’est l’amabilité de ses habitants. Tous les guides touristiques vous le diront d’ailleurs, les « Porteños » sont connus pour leur hospitalité et leur gentillesse. J’en ai eu la confirmation dix minutes après être descendue du car, lorsque qu’un couple de personnes âgées est venu me faire remarquer discrètement que deux hommes nous suivaient depuis la gare, prêts à me voler mon appareil photo au prochain tournant de rue. Bon vous me direz, l’hospitalité ça dépend de qui on parle du coup. Positive dans l’âme, je préfère ne pas prendre en compte les agresseurs de touristes.

Enfin quand même, pour une première impression, c’est raté. Il faut dire que les cars de Santiago déposent leurs voyageurs dans un endroit assez mal famé. Mais après quelques minutes de marche, le centre ville m’a rapidement rassuré quant au charme de la ville, dont on avait cessé de me faire l’éloge.

Invitation au rêve

Le terme le plus approprié pour définir Valparaíso est sans aucun doute « charmant ». S’étendant jusqu’en haut des collines, la ville portuaire se dresse fièrement devant l’océan Pacifique. Une quinzaine de vieux funiculaires permettent de se rendre facilement dans les hauteurs, pour se balader parmi les maisons multicolores qui égaient joliment la deuxième ville du pays.

A « Valpo » règne comme une atmosphère de magie qui nous fait oublier nos repères le temps d’un après-midi. L’ambiance est telle que je n’aurais pas été si surprise de voir un cheval ailé s’extraire de l’une des nombreuses peintures murales qui ornent les murs de la ville . Ou si au large j’avais aperçu une sirène, tout droit sortie d’un poème de Pablo Neruda. Pas étonnant d’ailleurs que le fameux poète chilien ait décidé d’acquérir une maison dans ce puits d’inspiration. Même s’il n’y passait pas beaucoup de temps selon les locaux, les paysages et l’ambiance particulière de la ville ont certainement dû l’aider à développer son imaginaire.

Valparaíso aurait mérité que nous restions tout le weekend. Hélas nous avions prévu de passer un peu de temps à Viña del Mar le même jour. Il a alors fallu laisser la petite ville portuaire derrière nous, un peu à contre cœur.

Plus tard, un bus nous a déposé à Viña, commune limitrophe de Valparaíso. Beaucoup moins attachante, c’est néanmoins dans cette ville qu’il faut se rendre pour profiter de la plage, d’ailleurs bien souvent bondée.

Les photos, c’est par ici!

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2 réponses à “Sirènes et chevaux ailés

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