Collines et blé au jus de pêche

Samedi 12 janvier 2013 | Santa Lucia & San Cristobal

Entreprendre l’ascension de deux collines en une même après-midi était probablement ambitieux, surtout en ayant des ampoules plein les pieds avant même de commencer. D’ailleurs, mes pieds font la tête ce matin. Sans mauvais jeu de mots, bien sûr. Et si j’avais pensé à mettre de la crème solaire sur mes épaules, j’aurais limité les dégâts. Mais évidemment j’ai oublié. L’avantage, c’est que j’ai trouvé une bonne excuse pour ne rien faire de mon dimanche.

Un petit Montmartre, version chilienne

Je me suis donc rendue à la colline Santa Lucía, en plein centre de Santiago. Cette butte rocheuse haute de 70 mètres apporte un peu de calme au milieu du tumulte de la capitale chilienne.  Baptisée « Huelén » (« douleur ») par les indigènes Mapuches, la colline de Santa Lucía fut l’endroit où Pedro de Valdivia et ses 150 hommes campèrent pour la première fois le 13 décembre 1540, jour de la Sainte Lucie, et où le conquistador décida de fonder la ville de Santiago.

Les marches menant au sommet sont taillées dans la pierre et bien trop hautes pour ne pas arriver en haut les jambes douloureuses et la respiration coupée. Dans les petits parcs aménagés par ci par là sur la petite colline, les chiens errants font la sieste sur les pelouses à l’ombre des arbres et à la fraicheur des fontaines, au milieu des flâneurs et des amoureux.

Comme un petit Montmartre dans Santiago.

Santa Lucia

Santa Lucia, Santiago du Chili

Et on se saigne les pieds pour la Vierge

Et là, les choses sérieuses commencent.  La colline Santa Lucia, c’était pour les rigolos. C’est maintenant  l’heure de grimper la colline San Cristóbal, connue pour sa vue imprenable sur Santiago et la Cordillère des Andes, et sa statue de la Vierge qui surplombe la ville.

On cherche le funiculaire : ne fonctionne plus pour le moment. Dommage, on ne suivra pas la route empruntée par Jean Paul II venu bénir la ville dans sa papamobile en 1987. Les téléphériques : vieux de 60 ans, fermés car deux d’entre eux seraient tombés récemment (sweet !). La voiture : On l’a laissée garée bien trop loin pour redescendre la chercher. Il ne nous reste plus que nos pieds – enfin ce qu’il en reste – et notre bonne volonté pour aller voir la Vierge, perchée 860 mètres au dessus de nos petites têtes.

San Cristóbal, saint patron des voyageurs. J’appellerais plutôt ça un pèlerinage dans mon cas : souffrance, crampes à la plante des pieds, sang dans les baskets, soleil qui tape sur la tête. Qu’est ce qu’on ne ferait pas pour la Vierge.

Nous ne sommes d’ailleurs pas tous seuls : promeneurs, cyclistes, coureurs (des fous), motards, taxis et chiens errants (Ils sont partout dans Santiago) : tout le monde grimpe, motivés par les « mote con huesillos », sensés être les meilleurs de Santiago, qui attendent sagement au sommet.

À New York il y a les hot-dogs, à Santiago les mote con huesillos. On trouve cet en-cas traditionnel du Chili dans les petits stands sur le bord des trottoirs de la ville. Les vendeurs ambulants versent dans un verre une base de blé cuit (mote), deux pêches cuites (huesillos) dans de l’eau sucrée et séchée, ainsi que le jus des huesillos. Et pour 500 pesos (80 centimes d’euros), on a un peu de mal à y résister…

L’arrivée au sommet est une vraie récompense. Un banc pour s’asseoir, son gobelet dans les mains, et Santiago à ses pieds. Dommage que le smog nous brouille un peu la vue. Les locaux diront qu’il vaut mieux venir les lendemains de pluie pour être sur que le ciel soit dégagé. Mais à Santiago, la pluie en été n’est pas vraiment quelque chose sur laquelle il faut compter…

Vierge / San Cristobal

La Vierge au sommet de San Cristobal

Vue de San Cristobal

Vue de la colline San Cristobal

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2 réponses à “Collines et blé au jus de pêche

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